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Centre Européen de la
Colonne Vertébrale
Clinique du Parc - Lyon
(France)
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6 - La rééducation des scolioses appareillées et la pratique du sport.« En quarante années de pratique, j’ai connu la naissance et le prodigieux développement de la kinésithérapie. Vous le devez à la rigueur que vous apportez de plus en plus dans la définition de vos actes thérapeutiques et l’évaluation critique des résultats contrôlés à longue échéance. » Pierre STAGNARA
1. Rééducation des scolioses appareillées
IntroductionNous sommes à Lyon convaincus de l’efficacité de la prise en charge kinésithérapique dans le traitement de la scoliose et pourtant bien des désillusions ont marqué la kinésithérapie des scolioses : échec des méthodes miracles globales ou analytiques, échec de la stimulation électrique fonctionnelle, échec des orthèses élastique, échec de l’objectif 0. Sans mettre en doute la foi et l’honnêteté des nombreux auteurs qui ont souvent consacré leur vie à la kinésithérapie de la scoliose, il y a confusion entre l’efficacité passagère d’un acte thérapeutique pour un enfant donné avec l’efficacité d’une technique. Sans parler des paramorphismes et diverses attitudes scoliotiques, il y a surtout confusion entre la scoliose chaotique (inférieure à 25°) où les multiples facteurs étiologiques interviennent sans que nous puissions les préciser et la scoliose linéaire (supérieure à 25°) dont le cercle vicieux mécanique a été décrit par Ian Stokes.
Les principes1 – Pas de matériel complexe. Tous les exercices doivent pouvoir être répétés à la maison. 2 – Pas de contre-indication sportive. Le sport pratiqué par l’enfant doit pouvoir être poursuivi : - en adaptant si nécessaire le geste sportif (éviter l’inspiration profonde rapide, et les flexions du tronc en avant) - en complétant si nécessaire l’activité sportive par la kinésithérapie. 3 – Les exercices sont symétriques dans le plan frontal. 4 – Pas de chapelle et d’exercice miracle. Choisir le moyen technique le mieux adapté à chaque enfant et à chaque âge et à chaque séquence thérapeutique. 5 – Pas de révolution donc, mais une évolution des exercices qui seront répétés quelques minutes par jour à la maison. 5 – On traite un enfant et non une scoliose ou une radiographie. Le regard de l’enfant est fondamental. Parfois asymétrique avec plagiocéphalie, il évoque une scoliose infantile, mais surtout il exprime un état d’âme : inquiétude, peur, angoisse, désespoir, indifférence, déception, opposition, agressivité. A nous de faire en sorte qu’il reflète la confiance et la complicité.
Objectifs, moyens écueils
Les options
1. La Pratique du Sport
MATERIEL ET METHODE
Nous avons réalisé un test statistique en reprenant tous les dossiers de scolioses idiopathiques présentant les caractéristiques suivantes : · suivies en France chez l’enfant sur les 10 dernières années, · sans pathologie associée (spondylolisthésis, Scheuermann…) · dont le nom commence de A à L par ordre alphabétique. Les 10 dernières années correspondent à l’informatisation totale des dossiers. Nous avons sélectionné la région Rhône-Alpes pour laquelle nous disposons de statistiques concernant la pratique du sport. Nous avons éliminé les dossiers de spondylolisthésis et de Scheuermann associé, car ils modifient par eux-mêmes la pratique du sport. Nous avons conservé les scolioses avec douleur, celle-ci étant difficilement quantifiable chez l’enfant. La sélection par ordre alphabétique représente environ la moitié des dossiers. Cette statistique correspond au moment où sont adressées les scolioses au Service de Médecine Orthopédique spécialisé. Il s’agit d’une étude rétrospective exhaustive. Nous avons reporté sur un tableau EXCEL ; · l’âge au moment de la première consultation (système décimal – 13.5 = 13 ans 6 mois) · l’angulation initiale de la scoliose (angulation Cobb) · les sports pratiqués · l’intensité de la pratique
RESULTATS
1. LE CAS MOYEN EN FONCTION DE LA PRATIQUE D’UN SPORT
810 dossiers de scoliose idiopathique ont été sélectionnés et étudiés. 547 enfants pratiquent au moins un sport en dehors de l’école, soit 67,53 %. 12 enfants seulement ont été dispensés de sport à l’école par le médecin traitant au moment de la première consultation, la plupart du temps en raison d’une hyperlaxité ligamentaire avec entorses à répétition.
Nous constatons que les 547 enfants pratiquant au moins une activité sportive en dehors de l’école présentent une angulation moyenne inférieure de 1,5° par rapport au groupe ne pratiquant pas de sport. Ce résultat est significatif compte tenu de la taille de l’échantillon.
2. EVOLUTION DE L’ANGULATION ET DE LA PRATIQUE DU SPORT EN FONCTION DE L’ÂGE
Nous avons regroupé les enfants en 3 groupes d’âge, de manière à pouvoir comparer les résultats avec ceux du Ministère des sports. (Licences)
La pratique du sport diminue de façon significative avec l’âge. Nous constatons également que l’angulation de la scoliose lors de la première consultation est nettement plus faible pour les enfants de 9 ans et moins.
3. QUELS SONT LES SPORTS LES PLUS PRATIQUES ?
Nous avons regroupé les sports en fonction du nombre d’enfants qui le pratiquent
Un quart des enfants pratique la danse en dehors de l’école. Le foot est pratiqué par les garçons, nous l’avons isolé en fin de tableau. Les 12 % des enfants pratiquant la natation est un peu plus jeune. Nous comparerons cette statistique avec celle du Ministère des sports dans la discussion.
4. ANGULATION EN FONCTION DU SPORT
Nous pouvons également regrouper les sports pratiqués en fonction de l’angulation moyenne de la scoliose. L’âge moyen de la pratique du sport étant relativement proche, les résultats sont significatifs et inattendus...
8° séparent le groupe des enfants pratiquant le vélo et le groupe pratiquant l’escalade.
5. LE SPORT DE COMPETITION FAVORISE-T-IL LA SCOLIOSE ?
82 enfants pratiquent une activité sportive de manière plus intensive au moins 2 heures en dehors de l’école.
Ils présentent une angulation 3° inférieure au groupe ne pratiquant pas de sport en dehors de l’école. On peut donc en conclure que la pratique plus intensive d’un sport ne favorise pas la scoliose.
6. LA PRATIQUE DE PLUSIEURS SPORTS EST-ELLE BENEFIQUE ?
Il est souvent conseillé d’associer plusieurs sports pour éviter de faire travailler toujours les mêmes groupes musculaires. 135 enfants pratiquent simultanément au moins 2 sports au moment de la première consultation.
L’angulation moyenne de la scoliose et l’âge sont strictement identiques. La pratique de deux sports ne modifie en rien la scoliose.
DISCUSSION
Plus de 80 % des enfants de moins de 10 ans pratiquent un sport. Mais à cet âge, on ne peut parler de compétition et très peu prennent des licences sportives.
Les enfants sportifs présentent une angulation moyenne significativement inférieure au groupe non sportif. On peut en conclure que la pratique d’un sport en dehors de l’école est bénéfique pour la scoliose. Ce tableau est à comparer avec celui du Ministère des sports :
L’âge moyen de notre groupe étant d’environ 13 ans et présentant une majorité de filles, nous retrouvons exactement le même pourcentage d’enfants pratiquant du sport : 67,5 % dans notre statistique, contre 66 %. La différence correspondant au faible pourcentage de garçons. Nous retrouvons des chiffres identiques pour les 15-17 ans. Concernant la fréquence des sports pratiqués dans une population essentiellement féminine, de jeunes de moins de 15 ans, nous retrouvons la gymnastique, la danse et la natation.
L’angulation moyenne en fonction du sport pratiqué nous a un peu surpris. Nous ne nous attendions pas à de telles différences. La faible angulation du vélo est logique, car il s’agit d’un sport en cyphose thoracique sans hyper sollicitation du rachis. Il est également favorable au développement cardio-vasculaire et respiratoire. Les sports asymétriques tels que tennis, golf et badminton sont très discutables. Bien que nous n’ayons pas une fréquence plus importante de scolioses dans ces sports, cette statistique conforte nos publications plus anciennes concernant tennis et sport. Nous avons regroupé dans les sports de combat le judo, le karaté, le taekwondo et la boxe. Il s’agit de sports de résistance, de rapidité et de réflexes posturaux qui développent sans doute les fibres rapides. Les sports de ballon, hand, basket, volley stimulent les réflexes posturaux de façon relativement symétrique. Le mauvais positionnement de l’équitation est sans doute lié à des sollicitations plus importantes du rachis. La laxité induite par la danse est sans doute défavorable dans un contexte de scoliose. L’escalade semble être une activité à déconseiller dans le cadre de la scoliose. La pratique un peu plus intensive d’un sport est sans doute meilleure que la pratique simultanée de plusieurs sports. Peut-être le médecin traitant est-il plus attentif se demandant si la pratique du sport n’est pas néfaste pour l’évolution de la scoliose ? CONCLUSIONUn test statistique regroupant 810 scolioses adressées par le médecin traitant à une consultation spécialisée au cours des 10 dernières années permet des regroupements en fonction de l’âge de l’enfant, de l’angulation de la scoliose et du sport pratiqué. La pratique d’un sport en dehors de l’école est bénéfique dans le cadre de la scoliose. Cette pratique diminue avec l’âge. Les meilleurs sports paraissent être le vélo et les sports de combat. Les moins bons l’escalade la danse et l’équitation. Les sports asymétriques n’augmentent pas l’angulation moyenne de scoliose.
Annexe 1 : Rééducation en corset polyvalves réglable (Lenke 1) :
Indication : Scoliose thoracique structurale moyenne avec contre courbure lombaire et thoracique haute non structurale en période de croissance pubertaire 11-13 ans chez les filles et 13-15 ans chez les garçons.
Principes : L’orthèse est réalisée après un temps de réduction plâtrée de 1 à 4 mois selon l’importance de la courbure et son évolutivité. Une rééducation spécifique a été débutée pendant le temps de réduction plâtrée. Le corset réharmonise l’ensemble du rachis au niveau des contre courbures (l’idéal étant de transformer une courbure de 30° en 3 courbures de 10°). On doit éviter d’accentuer l’asymétrie costale en augmentant la surface d’appui convexe et en limitant l’expansion concave.
Objectifs : Eviter l’atrophie de la musculature et la diminution de la masse osseuse durant le temps du port de l’orthèse. L’orthèse enraidit la courbure scoliotique et les compensations au niveau des ceintures doivent être développées au maximum.
Moyens : Prise de conscience du schéma corporel modifié par le plâtre réducteur. Travail au miroir ou à la vidéo caméra. On recherche à réharmoniser le rachis et ceinture en statique et en dynamique (marche tridimensionnelle avec pas pelvien et balancement des épaules). Assouplissement segmentaire de l’apex de la courbure principale. Renforcement musculaire paravertébral en correction frontale et en cyphose thoracique avec résistance égale à la moitié de la charge maximale qui peut être maintenue en position corrigée (CMC). Rééducation respiratoire en insistant sur l’expiration contre résistance par exemple, gonfler un ballon en soufflant lentement et complètement avec abaissement du sternum et des côtes. Facilitation neuromusculaire avec technique globale qui utilise les chaînes musculaires. Rééducation proprioceptive sur plan instable ou rouleau de rééducation, l’enfant cherchant à conserver une correction correcte. La rééducation sera réalisée au début avec l’orthèse, puis progressivement sans orthèse. L’ablation de l’orthèse est utilisée sans limitation pour la pratique du sport en évitant une inspiration forcée quand il existe une asymétrie costale.
Obstacles : La rigidité de la courbure thoracique sollicite davantage les charnières cervico-thoracique et thoracolombaire qui peuvent devenir douloureuses.
Annexe 2 : Rééducation en corset polyvalves réglable (Lenke 2) :
Indication : Scoliose double thoracique avec contre courbure lombaire non structurale en période de croissance pubertaire 11-13 ans chez les filles et 13-15 ans chez les garçons.
Principes : L’orthèse est réalisée après un temps de réduction plâtrée de 1 à 4 mois selon l’importance de la courbure et son évolutivité. Une rééducation spécifique a été débutée pendant le temps de réduction plâtrée. Le corset stabilise la courbure lombaire mais déséquilibre la ceinture scapulaire tenant compte de la contre courbure thoracique haute structurale. Ce déséquilibre devrait être corrigée par la rééducation.
Objectifs : Eviter l’atrophie de la musculature et la diminution de la masse osseuse durant le temps du port de l’orthèse. Rééquilibration de la ceinture scapulaire dans les gestes de la vie quotidienne.
Moyens : Prise de conscience du schéma corporel modifié par le plâtre réducteur. Travail au miroir ou à la vidéo caméra. On recherche à réharmoniser le rachis et ceinture en statique et en dynamique (marche tridimensionnelle avec pas pelvien et balancement des épaules). Assouplissement des courbures thoraciques courtes en privilégiant l’auto élongation axiale active, les exercices respiratoires et en utilisant le bras de levier de la ceinture scapulaire. Renforcement musculaire paravertébral en correction frontale et en cyphose thoracique avec résistance égale à la moitié de la charge maximale qui peut être maintenue en position corrigée (CMC). Rééducation respiratoire en insistant sur l’expiration contre résistance par exemple, gonfler un ballon en soufflant lentement et complètement avec abaissement du sternum et des côtes. Facilitation neuromusculaire avec technique globale qui utilise les chaînes musculaires. Rééducation proprioceptive sur plan instable ou rouleau de rééducation, l’enfant cherchant à conserver une correction correcte. La rééducation sera réalisée au début avec l’orthèse, puis progressivement sans orthèse. L’ablation de l’orthèse est utilisée sans limitation pour la pratique du sport en évitant une inspiration forcée quand il existe une asymétrie costale.
Obstacles : Le corset induit un déséquilibre de la ceinture scapulaire du fait de la suppression du béquillon d’équilibration. On recherchera à restaurer un bon équilibre global lorsque l’enfant est sans corset. Les courbures courtes limitent l’action segmentaire.
Annexe 3 : Rééducation en corset polyvalves réglable (Lenke 3) :
Indication : Scoliose double majeure avec courbure thoracique moyenne et lombaire structurale. La contre courbure thoracique haute n’est pas structurale. Les courbures sont longues.
Principes : L’orthèse est réalisée après un temps de réduction plâtrée de 1 à 4 mois selon l’importance de la courbure et son évolutivité. Une rééducation spécifique a été débutée pendant le temps de réduction plâtrée. Les 2 courbures principales s’équilibrent de façon harmonieuses ainsi que la ceinture scapulaire. On doit éviter d’accentuer l’asymétrie costale en augmentant la surface d’appui convexe et en limitant l’expansion concave.
Objectifs : Eviter l’atrophie de la musculature et la diminution de la masse osseuse durant le temps du port de l’orthèse. L’orthèse enraidit la courbure scoliotique et cherche à rendre le rachis plus rigide. Les compensations au niveau des ceintures seront développées au maximum.
Moyens : Prise de conscience du schéma corporel modifié par le plâtre réducteur. Travail au miroir ou à la vidéo caméra. On recherche à réharmoniser le rachis et ceinture en statique et en dynamique (marche tridimensionnelle avec pas pelvien et balancement des épaules). Assouplissement segmentaire de l’apex de la courbure principale. Renforcement musculaire paravertébral en correction frontale et en cyphose thoracique avec résistance égale à la moitié de la charge maximale qui peut être maintenue en position corrigée (CMC). Rééducation respiratoire en insistant sur l’expiration contre résistance par exemple, gonfler un ballon en soufflant lentement et complètement avec abaissement du sternum et des côtes. Facilitation neuromusculaire avec technique globale qui utilise les chaînes musculaires. Rééducation proprioceptive sur plan instable ou rouleau de rééducation, l’enfant cherchant à conserver une correction correcte. La rééducation sera réalisée au début avec l’orthèse, puis progressivement sans orthèse. L’ablation de l’orthèse est utilisée sans limitation pour la pratique du sport en évitant une inspiration forcée quand il existe une asymétrie costale.
Modificateur B lombaire : L’assouplissement sera réalisé en ouverture de la concavité lombaire avec étirement du membre inférieur concave.
Modificateur C lombaire : On insistera sur la correction de la translation latérale lombaire avec le « Shift » de Min Métha. Si L4 est très incliné sur l’horizontal, on ouvrira l’angle ilio lombaire avec étirement du membre inférieur convexe.
Obstacles : Le bassin se comporte habituellement comme une vertèbre pelvienne qui compense la contre courbure lombaire. Dans ce cas il faut éviter de placer une talonnette de rééquilibration du bassin.
Annexe 4 : Rééducation en corset polyvalves réglable (Lenke 4) :
Indication : Scoliose à triple courbures structurale : thoracique haute, thoracique moyenne et lombaire. Les courbures sont courtes.
Principes : L’orthèse est réalisée après un temps de réduction plâtrée de 1 à 4 mois selon l’importance de la courbure et son évolutivité. Une rééducation spécifique a été débutée pendant le temps de réduction plâtrée. Le corset corrige directement les courbures lombaire et thoracique moyenne mais déséquilibre la ceinture scapulaire du fait de la suppression du béquillon d’équilibration. Ce déséquilibre devra être corrigé par la rééducation.
Objectifs : Eviter l’atrophie de la musculature et la diminution de la masse osseuse durant le temps du port de l’orthèse. Les 3 courbures rachidiennes étant compensées, on cherchera plus à réharmoniser les ceintures scapulaire et pelvienne.
Moyens : Prise de conscience du schéma corporel modifié par le plâtre réducteur. Travail au miroir ou à la vidéo caméra. On recherche à réharmoniser le rachis et ceinture en statique et en dynamique (marche tridimensionnelle avec pas pelvien et balancement des épaules). Assouplissement des ceintures scapulaire et pelvienne. Auto élongation axiale active avec exercice « du grand porter » , du fait de la difficulté de corriger segmentairement les 3 courbures courtes. Renforcement musculaire paravertébral en correction frontale et en cyphose thoracique avec résistance égale à la moitié de la charge maximale qui peut être maintenue en position corrigée (CMC). Rééducation respiratoire en insistant sur l’expiration contre résistance par exemple, gonfler un ballon en soufflant lentement et complètement avec abaissement du sternum et des côtes. Facilitation neuromusculaire avec technique globale qui utilise les chaînes musculaires. Rééducation proprioceptive sur plan instable ou rouleau de rééducation, l’enfant cherchant à conserver une correction correcte. La rééducation sera réalisée au début avec l’orthèse, puis progressivement sans orthèse. L’ablation de l’orthèse est utilisée sans limitation pour la pratique du sport en évitant une inspiration forcée quand il existe une asymétrie costale.
Modificateur B lombaire : L’assouplissement sera réalisé en ouverture de la concavité lombaire avec étirement du membre inférieur concave.
Modificateur C lombaire : On insistera sur la correction de la translation latérale lombaire avec le « Shift » de Min Métha. Si L4 est très incliné sur l’horizontal, on ouvrira l’angle ilio lombaire avec étirement du membre inférieur convexe.
Obstacles : Risque de déséquilibre de la ceinture scapulaire du fait de l’asymétrie de l’orthèse et des difficultés de correction de la courbure courte qui justifie une action globale en auto élongation axiale active plus qu’une correction segmentaire.
Annexe 5 : Rééducation en corset polyvalves réglable (Lenke 5)
Indication : Scoliose thoracolombaire ou lombaire structurale, courbure thoracique haute non structurale La contre courbure thoracique haute n’est pas structurale. Les courbures sont longues.
Principes : L’orthèse courte réglable 3 points est réalisée après un temps de réduction plâtrée de 1 à 4 mois selon l’importance de la courbure et son évolutivité. Une rééducation spécifique a été débutée pendant le temps de réduction plâtrée. L’effet d’extension est obtenue grâce à l’appui ilio lombaire convexe sur la crête iliaque. La région thoracique haute et la ceinture scapulaire ne sont pas stabilisées par l’orthèse courte et l’on devra être attentif à réharmoniser l’ensemble de rachis par la rééducation.
Objectifs : Eviter l’atrophie de la musculature et la diminution de la masse osseuse durant le temps du port de l’orthèse. L’orthèse enraidit la courbure scoliotique et cherche à rendre le rachis plus rigide. Les compensations au niveau des ceintures seront développées au maximum, en rééquilibrant la ceinture scapulaire dans tous les gestes de la vie quotidienne et en évitant la structuralisation de la courbure thoracique.
Moyens : Prise de conscience du schéma corporel modifié par le plâtre réducteur. Travail au miroir ou à la vidéo caméra. On recherche à réharmoniser le rachis et ceinture en statique et en dynamique (marche tridimensionnelle avec pas pelvien et balancement des épaules). Assouplissement segmentaire de l’apex de la courbure principale. Renforcement musculaire paravertébral en correction frontale et en lordose lombaire avec résistance égale à la moitié de la charge maximale qui peut être maintenue en position corrigée (CMC). Rééducation respiratoire en insistant sur l’expiration contre résistance par exemple, gonfler un ballon en soufflant lentement et complètement avec abaissement du sternum et des côtes. Facilitation neuromusculaire avec technique globale qui utilise les chaînes musculaires. Rééducation proprioceptive sur plan instable ou rouleau de rééducation, l’enfant cherchant à conserver une correction correcte. La rééducation sera réalisée au début avec l’orthèse, puis progressivement sans orthèse. L’ablation de l’orthèse est utilisée sans limitation pour la pratique du sport en évitant une inspiration forcée quand il existe une asymétrie costale.
Modificateur B lombaire : L’assouplissement sera réalisé en ouverture de la concavité lombaire avec étirement du membre inférieur concave.
Modificateur C lombaire : On insistera sur la correction de la translation latérale lombaire avec le « Schift » de Minmétha. Si L4 est très incliné sur l’horizontal, on ouvrira l’angle ilio lombaire avec étirement du membre inférieur convexe.
Déséquilibre du bassin : La rééquilibration du bassin par talonnette sera effectuée si le côté le plus court se situe sous la concavité de la courbure et lorsqu’il n’existe pas de déséquilibre de l’axe occipital du côté convexe.
Obstacles : Les courbures lombaires réagissent bien au traitement orthopédique, les courbures thoracolombaires plus longues se réduisent bien sous plâtre, mais sont plus difficiles à enraidir. Elles peuvent être accompagnées d’un déséquilibre de l’axe occipital qui devra être corrigé par la rééducation.
Annexe 6 : Rééducation en corset polyvalves réglable (Lenke 6)
Indication : Scoliose thoracolombaire ou lombaire structurale principale prédominante avec contre courbure thoracique haute structurale. Les courbures sont longues.
Principes : L’orthèse polyvalves réglable longue est réalisée après un temps de réduction plâtrée de 1 à 4 mois selon l’importance de la courbure et son évolutivité. Une rééducation spécifique a été débutée pendant le temps de réduction plâtrée. La contre courbure thoracique structurale empêche l’utilisation d’une orthèse courte, mais l’orthèse longue ne recherchera pas une surélévation excessive de la ceinture scapulaire. Les épaules seront équilibrées par un béquillon.
Objectifs : Eviter l’atrophie de la musculature et la diminution de la masse osseuse durant le temps du port de l’orthèse. L’orthèse enraidit la courbure scoliotique et cherche à rendre le rachis plus rigide. Une bonne équilibration des 2 courbures type Lenke 3 assure la meilleure stabilité à l’âge adulte.
Moyens : Prise de conscience du schéma corporel modifié par le plâtre réducteur. Travail au miroir ou à la vidéo caméra. On recherche à réharmoniser le rachis et ceinture en statique et en dynamique (marche tridimensionnelle avec pas pelvien et balancement des épaules). Assouplissement segmentaire de l’apex de la courbure principale. Renforcement musculaire paravertébral en correction frontale et en lordose lombaire avec résistance égale à la moitié de la charge maximale qui peut être maintenue en position corrigée (CMC). Rééducation respiratoire en insistant sur l’expiration contre résistance par exemple, gonfler un ballon en soufflant lentement et complètement avec abaissement du sternum et des côtes. Facilitation neuromusculaire avec technique globale qui utilise les chaînes musculaires. Rééducation proprioceptive sur plan instable ou rouleau de rééducation, l’enfant cherchant à conserver une correction correcte. La rééducation sera réalisée au début avec l’orthèse, puis progressivement sans orthèse. L’ablation de l’orthèse est utilisée sans limitation pour la pratique du sport en évitant une inspiration forcée quand il existe une asymétrie costale. - Correction de la translation latérale lombaire avec exercices du « Shift » de Min Métha toutes les heures avec position correcte durant 7 secondes, réalisé soit en position debout, soit en position assise. -Ouverture de l’angle ilio-lombaire avec étirement du membre inférieur convexe si L4 est très incliné sur l’horizontal.
Obstacles : Le bassin est habituellement exclu, la correction de la scoliose lombaire ou thoracolombaire doit être tridimensionnelle. L’évolution de ces courbures se fait en cyphose thoracolombaire et il faudra être attentif à la position assise. Ces courbures peuvent être douloureuses à l’âge adulte. Auteur : Mr Jean Noël Voutey,( kinésithérapeute) Cette page a été mise à jour pour la dernière fois le : 27 janvier 2011 "Conflit d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts concernant les données diffusées publiées dans cette page"
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