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Quelques points importants
Les particularités de la douleur chronique
Rôle du traitement orthopédique conservateur
Lombalgie et théorie du chaos
Fréquence des lombalgies
Lombalgie et sport
Kinésithérapie
Chirurgie
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Quelques points importants :
La lombalgie n'est pas à proprement
parler une maladie, il s'agit d'un mécanisme de défense naturel du rachis
lombaire en réaction à un surmenage souvent mécanique.
Plutôt que de prendre des médicaments
antalgiques, mieux vaut traiter la cause de la lombalgie.
Les causes les plus fréquentes :
mauvaise hygiène de vie,
pratique insuffisante du sport,
mauvaise adaptation de l'environnement,
insuffisance de souplesse et de
musculature
instabilité
lombo-sacrée ...
La période où l'on note le plus
d'instabilité douloureuse du rachis se situe entre 35 et 55 ans.
Les traitements doivent toujours être
hiérarchisés :
adaptation du plan de travail,
(site
des Mutuelles de la Drome)
rééducation,
traitement orthopédique conservateur,
exceptionnellement chirurgie.
Chez l'adulte, il est toujours difficile
de faire la part entre l'instabilité douloureuse mécanique et
l'hypersensibilité locale ; parfois seul le lombostat plâtré va permettre de
faire la part des choses.

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Les particularités de la douleur chronique
LA PLAINTE DOULOUREUSE
interprétation
médicale incertaine
nombreux
traitements inefficaces
gêne
disproportionnée par rapport au bilan clinique et radiologique
COMPORTEMENT
ANORMAL VIS A VIS DE LA MALADIE
désir de
chirurgie
conviction
somatique de la maladie et déni des pertubations émotionnelles
SYNDROME DEPRESSIF
perte de l'intérêt
troubles de la concentration,
fatigabilité
insomnie

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Rôle du traitement orthopédique conservateur
Lombostat plâtré

1 - Confirmer
l'origine mécanique des douleurs
2 - Immobiliser
la charnière lombo-sacrée, tout en permettant la poursuite d'une activité
normale (le repos au lit étant une contre-indication)
3 - Faciliter la
cicatrisation du disque en le déchargeant mécaniquement de 30 %
4 - Rompre le
cercle vicieux de la douleur ; le plâtre réalisant un massage permanent qui
inhibe la douleur (théorie de la porte)
5 - Faciliter la
réalisation du corset, le plâtre réalisant un massage au niveau de la taille,
qui sera mieux modelée par la suite
6 - Faciliter la
tolérance du corset par l'anesthésie cutanée ainsi réalisée
7 - Faciliter la
rééducation en fournissant au kinésithérapeute un point fixe et une antalgie
lombo-pelvienne qui favorise l'étirement de la chaîne postérieure et
l'assouplissement des ceintures
8 - Contrôler
l'économie du rachis dans tous les gestes de la vie quotidienne

Lombalgie et théorie du chaos
(diaporama)

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Pourquoi les lombalgies sont-elles
aussi fréquentes à l’heure actuelle ?
La lombalgie a une
prévalence de 60% de la population et concerne donc la majorité absolue des
français. La lombalgie est le mécanisme naturelle de protection du rachis.
Nous vivons dans
une société qui n’accepte plus les douleurs et à recours de façon abusive à la
drogue légalisée qu’est le médicament.
La deuxième erreur
est de considérer que le repos est utile dans le cadre de lombalgies.
La colonne est un
flexible fait pour être en mouvement et même dans le cas d’un lumbago aigu le
repos retarde la récupération.
La colonne est un
mécanisme fragile qu’il faut ménager par une hygiène régulière :
- Echauffement
avant la pratique du sport,
- Protection lors
des hyper-sollicitations
- Hydratation de la
musculature et surtout
- Vie régulière
avec pause programmée.
L’erreur est de
vouloir faire faire le travail de 39h en 35h.

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Est ce que la lombalgie peut contre
indiquer une activité sportive et si oui laquelle ?
Ce sont souvent les
patients ne pratiquant pas de sport qui consultent pour lombalgies.
Le sport entretient
la musculature qui constitue la meilleure protection de la colonne et se sont
les courants piézo-électriques de la musculature en activité qui favorisent la
fixation du calcium sur l’os et augmentent la résistance vertébrale. C’est
pourquoi nous conseillons souvent la reprise d’une activité sportive dans le
cadre des lombalgies.
On distingue
l’instabilité antérieure discale pour laquelle on évitera les sports en flexion
du tronc et on veillera à la qualité des chaussures de sport pour éviter les
vibrations au niveau de la colonne.
Dans les
instabilités postérieures on évitera les sports en extension type badminton et
les plongeons en extension.
Pour les
instabilités mixtes antérieure et postérieure l’activité sportive sera pratiquée
avec un corset par exemple ski, golf…
Autres questions :
quelles sont les possibilités thérapeutiques à notre disposition ?
La diversité des
traitements laisse supposer qu’aucun n’est vraiment efficace de façon absolue.
A un problème
mécanique nous répondons par une solution mécanique proche du traitement d’une
fracture de colonne.
Le lombostat plâtré
puis l’orthèse polyéthylène bivalve emboitée permettent une décharge mécanique
de 30% au niveau du disque et permettent un préapprentissage des activités de la
vie quotidienne dans une position contrôlée.
Nous avons vu
également que le corset rigide favorise la reprise de l’activité sportive.

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Quel est le rôle de la gymnastique
vertébrale ?
1er
rôle : stretching, étirement de la chaîne postérieure, ce sont les techniques
Mézières, rééducation posturale globale qui soulagent les douleurs et favorisent
la mobilité du rachis.
2ème
rôle : correction posturale, dans toutes les activités de la vie quotidienne :
« les 24 Heures du dos » avec essentiellement contrôle de la position assise et
qualité du sommeil.
3ème
rôle : musculation en position corrigée, sachant que la technique est moins
importante que le kinésithérapeute dans l’évaluation des résultats.
Il y a 20 ans le
Docteur Jean Noël HEULEU avait choisi au hasard trois techniques de musculation
(rééducation en lordose corrigée, en lordose, en piscine) et trois
kinésithérapeutes réalisant au hasard chacune des 3 méthodes.
Les différences
n’étaient pas significatives en ce qui concernent les méthodes , par contre
l’une des kinésithérapeutes avaient statistiquement de meilleurs résultats
quelque soit la méthode utilisée.

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Quand faut-il intervenir chirurgicalement ?
Contrairement à la
sciatique les indications chirurgicales sont beaucoup plus restreintes pour les
lombalgies.
L’arthrodèse n’est
effectuée qu’en cas d’instabilité majeure et toujours après insuffisance d’un
traitement orthopédique conservateur bien conduit.
En effet la colonne
est un flexible faite pour le mouvement.
L’indication la
plus fréquente est la consultation sur la douleur qui permettra mieux que la
chirurgie d’améliorer la symptomatologie.


BILAN DU RACHIS
page
spécialisée
Auteur :
Dr Jean Claude de Mauroy (Médecine Orthopédique)
Cette page a
été mise à jour pour la dernière fois le : 27 janvier 2011
"Conflit d’intérêts : l’auteur n’a pas transmis de conflit d’intérêts
concernant les données diffusées publiées dans cette page"
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